«C’était notre première expérience dans l’organisation d’une telle compétition. Tout le monde était un peu nerveux, mais finalement, tout s’est déroulé à merveille. Comme sept patineurs de l’équipe nationale étaient de la partie, le calibre était très relevé», a raconté la coordonnatrice de la compétition, Lise Brouillette, du Club de patinage de vitesse de Drummondville.
Le Sherbrookois Mathieu Turcotte, double médaillé lors des Jeux olympiques de 2002, a remporté l’épreuve dans le groupe 1 masculin, devançant deux autres patineurs de l’équipe nationale, Rémi Beaulieu et François-Louis Tremblay (double médaillé à Turin en 2006). La Montréalaise Nita Avrith s’est imposée dans le groupe 1 féminin.
Preuve de la qualité de la nouvelle glace drummondvilloise, plusieurs patineurs ont éclipsé des marques personnelles au cours de la journée de dimanche. Quelques records canadiens sont d’ailleurs passés bien près de tomber.
«Il y a bien eu quelques temps plus rapides que certains records canadiens, mais ils ne seront pas homologués étant donné que les patineurs d’âge junior patinaient avec les patineurs d’âge senior lors de cette compétition. Pour qu’un record soit homologué, les patineurs doivent courir dans leur catégorie respective, comme ce sera le cas au championnat québécois», a expliqué Stéphane Bronsard, de la Fédération de patinage de vitesse du Québec.
Seule représentante du Club de patinage de vitesse de Drummondville en action, la jeune Audrey-Ann Lefebvre a fait bonne impression devant ses proches et ses amis. La talentueuse athlète de 15 ans a réalisé toute une performance, améliorant quelques-uns de ses temps personnels. Après avoir terminé en 18e position à ses premiers coups de patin dans la catégorie élite, quelques semaines plus tôt, à Chicoutimi, elle s’est hissée au 7e rang parmi les 20 patineuses du groupe 2.
De son côté, la Drummondvilloise Isabelle Carrier, du Club Montréal International, s’est classée 16e parmi les 24 patineuses du groupe 1, validant son classement depuis le début de la saison. Lors de la qualification du 1000 m, la présence de deux patineuses de l’équipe nationale dans sa vague lui a même permis de retrancher 2,62 s à son meilleur temps de l’année.
«J’aurais aimé grimper d’un rang ou deux, mais la compétition est très forte à ce niveau. Je maintiens mon rang au niveau national et je continue de prendre de l’expérience en patinant avec les meilleures athlètes», a commenté celle qui vient de fêter son 16e anniversaire de naissance.
«La glace était très rapide et l’organisation était parfaite, a-t-elle ajouté. Il n’y a pas eu de retard et les bénévoles ont fait de l’excellent travail. C’était spécial de patiner devant ma famille et mes amies.»
La patinoire de l’Olympia Yvan-Cournoyer sera à nouveau le théâtre d’une compétition d’envergure provinciale, le mois prochain. Plus de 150 athlètes s’y donneront rendez-vous pour participer au championnat québécois de patinage de vitesse, les 15 et 16 mars.
«Comme le championnat canadien aura lieu la semaine suivante, tout indique que les patineurs de l’équipe nationale prendront un repos lors de cette fin de semaine. Les meilleurs patineurs de chaque catégorie seront toutefois présents», a précisé Lise Brouillette.
Cette compétition pourrait notamment permettre à Isabelle Carrier d’obtenir un laissez-passer pour le championnat canadien, qui aura lieu à Sherbrooke.
«Pour cela, je devrai terminer dans les premières places dans la catégorie junior. Il n’y aura pas de place à l’erreur», a conclu la jeune patineuse.
Baptême de feu réussi pour la nouvelle glace olympique
La nouvelle glace de dimension olympique de l’Olympia Yvan-Cournoyer a accueilli sa première compétition d’envergure provinciale, samedi et dimanche, alors que la crème du patinage de vitesse prenait part à la quatrième tranche du circuit élite québécoise.
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