«Ton père m'a animé et c'est toi qui animes mon fils», s'est alors exclamé René Courchesne. Dans leur cas, l'amour du scoutisme s'était transmis de père en fils, tout naturellement. «Mon père m'a dit qu'il trouvait ça l'fun que je reprenne les rennes», a avancé Kim Lampron.
Ces retrouvailles ont rappelé à M. Courchesne de bons souvenirs vécus lors d'un camp : «Denis avait creusé un trou pour faire un feu et y enterrer un chaudron de «bines». Il avait veillé le feu toute la nuit. Au matin, au déjeuner, on a compris pourquoi il avait fait ça. Les «bines» étaient vraiment excellentes!».
Lorsque L'Express les a rencontrés, Kim Lampron et Simon Courchesne (le fils de René) s'apprêtaient d'ailleurs à quitter pour un camp d'une dizaine de jours à Saint-Pierre-les-Becquets.
«Une fois par année, je me réserve une semaine dans le bois et c'est ma plus belle semaine de vacances de l'année!», s'est dit d'avis l'animateur scout du quartier Saint-Pierre.
Le camp est d'ailleurs l'activité qui vient clôturer le cheminement de toute l'année.
Chacun est d'avis que c'est l'esprit de groupe qui a su les rallier au scoutisme. «Le fait de partager nos expériences avec une gang de 15 personnes, ça donne beaucoup plus de challenge», ont-ils exprimé.
«Quand t'as vécu ça, t'as envie d'y revenir avec l'animation. Mais on ne peut jamais tout à fait faire revivre aux jeunes ce qu'on a nous-mêmes vécu», a avancé Kim Lampron.
M. Courchesne affirme à son tour ressentir un brin de nostalgie lors des journées spéciales organisées pour les parents, autour d'un feu et, bien sûr, quelques chansons.
L'amour du scoutisme transmis de père en fils
Il y a une quarantaine d'années, René Courchesne a eu la piqûre du scoutisme, notamment lors d'un camp animé par Denis Lampron. Il s'est dit que cet amour transcendait les générations lorsqu'il a rencontré l'animateur scout de son cadet, Kim Lampron, le fils de Denis.
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