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Boire et conduire : un cocktail explosif



Boire et conduire : un cocktail explosif

Boire et conduire : un cocktail explosif

Publié le 22 Mai 2008
Publié le 8 Juin 2010
 

Une simulation empreinte de réalisme est venue le rappeler à 200 jeunes de La Poudrière

À l’approche de leur bal de fin d’études, 200 jeunes de 5e secondaire de l’école La Poudrière ont assisté hier à une simulation des plus réalistes d’un accident mortel causé par l’alcool au volant. Des images fortes qui,espèrent les instigateurs du projet, resteront pour longtemps dans la tête des finissants.

Sujets :
Sûreté du Québec , Commission scolaire des Chênes , Service de sécurité , La Poudrière , Drummondville

Les campagnes de sensibilisation à l’intention des jeunes se sont multipliées au cours des dernières années. Messages publicitaires, conférences, campagnes d’affichage : tout est mis en oeuvre pour que les jeunes prennent conscience des risques liés à la conduite en état d’ébriété. Toutefois, d’assister «en direct» à l’intervention des services ambulanciers leur rend les conséquences de l’alcool au volant plus concrètes. «Ça porte à réfléchir, a commenté Julien au terme de la simulation. On en entend parler, mais là, on voit vraiment jusqu’où ça peut aller. Je trouve que ça nous fait plus réaliser. Plus on est sensibilisé, mieux c’est.»

Le faux impact latéral entre deux véhicules ayant à leur bord chacun deux comédiens de l’école (pour ajouter au réalisme) a fait un mort et trois blessés, dont deux graves. Ceux-ci ont été transportés par ambulance à l’hôpital tandis que le conducteur fautif a été mis aux arrêts par les policiers. Une caisse de bière et une cannette ont été retrouvées parmi les décombres. La victime a dû être extirpée de l’amas de ferraille par les pompiers à l’aide des pinces de désincarcération. «Ça ne donne vraiment pas envie de boire et de conduire, a lancé Jonathan. C’est vraiment réel ce qu’ils nous montrent. Moi, ça ne me tente pas de me faire pogner de même. Il y en a qui rient autour, mais je pense que c’est pour dédramatiser. Je suis sûr que ça les touche autant que moi.» «C’est décourageant de voir ça…», a ajouté Joanie. À la Sûreté du Québec, l’agent Gilles Belleau a été chargé de rencontrer les centaines d'élèves de 5e secondaire de la Commission scolaire des Chênes. Il soutient que les jeunes écoutent avec attention sa présentation et que les questions qui lui sont adressées sont pertinentes. «Les jeunes ont beaucoup de questions sur ce sujet, mais souvent peu de réponses. Ils peuvent être gênés d’aller voir les policiers sur la route. En se présentant dans les écoles, on joue un rôle préventif», a-t-il souligné.

La direction de l’école a collaboré avec empressement au projet, et ce, afin d’éviter de tristes événements le soir du bal de fin d’études. La directrice adjointe de La Poudrière, Sophie Watier, espère néanmoins que le message demeurera dans la tête des élèves à jamais. «Je souhaite que ça ait un excellent effet, que ça les fasse réfléchir. C’est sûr que la simulation est réalisée en fonction du bal des finissants, mais il y a tellement d’autres journées, d’occasions pour les jeunes de boire. J’espère qu’avant de prendre le volant, ils vont avoir en tête les images de cette simulation», a-t-elle indiqué.

Chose certaine, si plusieurs avaient déjà choisi la tenue qu’ils allaient porter le grand soir, l’endroit où ils allaient manger, etc., ils ont maintenant une responsabilité de plus à mettre à leur agenda. «C’est vrai qu’il faudra penser à avoir un taxi ou un autre moyen de transport le soir du bal, a affirmé Cathia. Comme ça, il n’y aura pas d’accident.»

Selon l’instigatrice de la simulation, Marie-France Bergeron, du Service de sécurité incendie de Drummondville, certaines écoles louent des autobus pour s’assurer que les élèves se rendent à bon port en toute sécurité le soir du bal de fin d’études. Néanmoins, quelques accidents sont répertoriés chaque année. «On n’est jamais à l’abri. Les bals sont à la mi-juin. On veut rencontrer les jeunes quelques semaines avant pour qu’ils se rappellent des images de la simulation. Comme ça, on espère sauver au moins un accident…», a-t-elle laissé tomber.

L’an dernier, l’initiative avait été menée à l’école secondaire Jean-Raimbault. La première simulation avait organisé à la polyvalente Marie-Rivier, en 2003. «On trouve ça important d’aller voir les jeunes de toutes les écoles secondaires», a insisté Mme Bergeron.

Une vidéo de l'intervention à suivre plus tard sur www.journalexpress.ca

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