La Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif en milieu scolaire a été bien accueillie par l'ensemble des individus qui gravitent autour de la CSDC.
«Les milieux étaient prêts», a constaté Christiane Desbiens, directrice générale adjointe de l'organisation.
Depuis novembre 2007, divers objectifs devaient être réalisés. En janvier 2008, 4 des 16 orientations pour une saine alimentation devaient être mises en application.
Concrètement, les pommes de terre frites et les aliments panés ou préalablement frits devenaient interdits. Au moins un légume d'accompagnement devait être intégré au sein d'une assiette principale. De plus, les boissons gazeuses sucrées et diètes ainsi que les boissons avec du sucre ajouté devaient être éliminées.
Selon Mme Desbiens, il a fallu attendre la semaine de relâche pour que cette dernière soit en vigueur, à Jean-Raimbault et à La Poudrière, où les profits de la vente de boissons gazeuses finançaient des repas à prix modique.
D'ici la fin de l'année, la CSDC devrait adopter sa politique locale qui promet d'aller plus loin. Pour ce faire, un consultant a effectué une tournée de tous les gestionnaires de cafétéria, publics et privés, des écoles primaires et secondaires, en plus des centres de formation professionnelle et pour adultes. Le but consistait à évaluer la qualité de l'alimentation offerte et proposer des améliorations.
Parmi les recommandations, il était entre autres demandé d'équilibrer davantage les menus. «Par exemple, si le repas comprend un féculent, la soupe ne devra pas contenir de nouilles», a illustré la directrice générale adjointe de la CSDC.
La marche s'est peut-être révélée un peu plus haute au sein des écoles primaires, en milieu rural, où les services de cafétéria sont plus souvent gérés par de petites entreprises familiales, près de la cuisine traditionnelle, plus grasse et plus sucrée.
«Mais les concessionnaires avaient pris de l'avance», a indiqué Mme Desbiens, faisant valoir la bonne collaboration.
À certains endroits, le passage aux mets santé a cependant engendré l'augmentation des coûts d'environ 0,50 $. Le prix du repas reste tout de même abordable, fixé à plus ou moins 3 $.
Une seule réticence a été observée concernant les campagnes de financement qui interdiront la vente de friandises. Cette action fait partie de la douzaine de mesures qui deviendront obligatoires en septembre prochain.
«Des parents trouvaient que ça relevait surtout des conseils d'établissement. Mais dans l'ensemble, c'est un beau plus pour les élèves», a-t-elle estimé.
Un travail de promotion reste maintenant à faire pour encourager les élèves à manger à l'école plutôt que dans les restaurants et les dépanneurs environnants.
